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En cette fin d’été

Pour toi, qui comme nous, aime à courir les champs
Afin d'y voir l'automne dérouler ses couleurs,
Le jour est incertain, vois l'orage méchant Laver l'air de l'été en son contentement. Nous savions en partant dans l'aurore indécise
Que le regard du ciel, troublé de grands tourments,
Rafraichirait le jour de quelques vocalises Faisant de la journée un compromis charmant. Il a plu tout le jour ! Le ciel s'est mis en tête
D'épousseter les toits, de laver les ruelles,
De faire au potager sa plus grande toilette. En cette fin d'été, la chaleur était telle. Roussis par le soleil, fougères et feuillus
Chantent à l'unisson sous l'ondée mirifique.
La terre, elle, titube, ivresse bien connue, Avalant par lampées cette boisson magique. Tombe des pans de pluie en grande cascatelle
Les éclairs, le tonnerre ainsi que des grêlons
Petits œufs de pigeons aussi blancs que cruels Recouvrent la vallée jusqu'à plus d'horizon. L'air sent le champignon, la châtaigne dorée.
La clairière aux grands pins à un parfum d'amande,
Et dans l'humus moelleux, grouille ainsi chatouillé Un monde silencieux où naissent des légendes.